La démarche du lait Fairefrance séduit le consommateur à Argentan

La marque de lait Fairefrance séduit de plus en plus de foyers.
Déjà « parce qu‘on peut garantir que c‘est du lait 100 % français », insiste Hubert Marin.
Cet agriculteur de Chanu était présent, la semaine passée, au centre E.Leclerc d’Argentan avec des collègues ornais, de Rânes, Pointel… pour vanter ce produit qui rémunère mieux l’éleveur.
10 ct de plus pour l’éleveur

Article de presse: "Le Journal de l'Orne"

À 99 centimes le litre, il est un peu plus cher que ses voisins de rayons. Mais « sur chaque litre de lait vendu, on touche 10 ct ».

Et son collègue de remarquer : « on gagne plus d‘argent à mettre un pack de lait dans le chariot d‘un consommateur que de traire nos vaches pendant 1 heure et demie. Mon litre de lait, en AOP, m‘est revenu à 36,05 ct, je l‘ai vendu 36,08 ct. Il me restait 3 ct. On couvre les coûts de production, pas le travail. Alors qu‘avec un pack, je gagne 60 ct ».
« Ils vous laissent rentrer ? »

Ils effectuent plusieurs journées d’animations par an dans ce centre E.Leclerc, « un des premiers à nous avoir référencés, il y a trois ans et demi. C‘est aujourd‘hui le 1er vendeur avec 95 265 litres en 2016 (54 600 en 2015) », poursuit Hubert Marin.
« C‘est aussi celui qui joue le plus le jeu. Ça a toujours été une relation gagnant-gagnant. On a voulu construire une relation où on travaille avec le distributeur, et pas contre ».
D’ailleurs, ça surprend toujours un peu. « Au tout début, les consommateurs disaient : Ils vous laissent rentrer ? ».
« Privilégier nos productions locales »

Pour Alain Couillaud, directeur commercial, « c‘est un moyen de privilégier nos productions locales. Le lait Fairefrance fait partie maintenant des bonnes ventes ».
« Des gens qui achètent du lait bio nous disent qu‘ils prennent aussi notre lait », observe encore Hubert Marin, « car ils veulent acheter de la qualité (il n‘a pas subi de craquage, qui sépare tous les éléments du lait) et de la traçabilité. Ils soutiennent notre démarche ». Démarche dans laquelle sont engagés quelque 800 éleveurs.
« Psychologiquement, c‘est une vraie soupape de sécurité. Et je ne pensais pas que j‘aurais autant de plaisir à rencontrer le consommateur et le distributeur ».
61200 Argentan

03/02/2017 à 18:12 par Maryjo- Le Journal de l’Orne